
De Koudou Gouma à Ireli
Nous longeons la falaise jusqu'à Neni que l'on visite

En voyant tant de femmes qui remontent de l'eau, Joël nous informe que ce n'est pas normal, soit ce sont des funérailles soit une fête. Nous trouvons sur une place en haut du village un attroupement coloré de femmes de tous âges. Ce sont bien des funérailles, au 3 ième jour de célébration. Sur une autre place, Joël nous montre l'autel sur lequel est posé le corps du défunt et à côté, sur le sol, l'endroit où un bœuf a été sacrifié à la demande du mourant. Les hommes, trois d'un côté, trois de l'autre, ont tiré des coups de fusil (sans plomb) pour éloigner les mauvais esprits.
Celui qui choisit de tirer un coup de fusil assis sur le bœuf engage ses enfants à lui faire les mêmes funérailles! Il doit bien réfléchir à ne pas ruiner sa famille.

Plus loin nous arrivons à la case à palabre où deux hommes sont assis à discuter.
Jean Claude se dirige vers la case pour voir le panorama, Joël et les hommes l'arrêtent, il est interdit de s'approcher avec des chaussures, le lieu est sacré, il faut passer à 2 m.

Les cases à palabres ont souvent une vue imprenable sur le village et la plaine.
Le plafond de la case est volontairement bas, ce qui oblige les occupants à s’asseoir. Ainsi, au cours d’une discussion, si le ton monte et que la personne se lève, elle se rassied aussitôt ! C'est ici, à l'abri du soleil, que les anciens discutent des affaires du village, font la justice, se reposent ou encore tressent des cordes en fibre de baobab.

























